jeudi 26 février 2009

J'AVAIS DIT "CHAOS"


21ème jour de grève générale dans l'île paradisiaque de Martinique !
Le paradis s'est transformé en enfer. la pénurie de tout et la violence est entrée en action.
Notre voiture est bloquée au parking depuis 10 jours faute de carburant, les déplacements se font donc à pieds.
Françoise est mise au repos forcé par son patron et moi je vais au boulot à coup de lattes, peu importe la distance est mineure.
Par contre, tous les jours, il faut prendre le sac à dos et parvenir à trouver de quoi s'alimenter. Tout maintenant fait défaut, il faut être le premier dans les bouis bouis de la Pointe du Bout pour arriver à trouver quelque chose. La seule chose que l'on trouvait toujours, c'était le pain ; aujourd'hui c'est la bataille. La seule petite supérette qui existait est fermée depuis aujourd'hui, et c'est probablement définitif. Ceci va signer le départ massif des derniers touristes qui sont encore là !
A Fort de France, les voyous font ce qui savent faire de mieux, ils cassent tout, ils sont armés et les armes parlent ! Le plus ahurissant quand on écoute beaucoup de cons, c'est la faute des patrons et des gendarmes qui sont méchants! Anecdote : un grand magasin de vente de motos et pièces de voiture s'est fait piller et démolir. Une femme parmi les martiniquaises qui y travaillait va se retrouver à la soupe, et ironie du sort elle croit que sont fils faisait parti de la bande.
Faudrait se réveiller !!! Faut arrêter de toujours culpabiliser les autres.
En final, ils s'auto-détruisent entre eux, je vous rassure en ce qui nous concerne, si cela continue, on prendra un billet d'avion et nous rentrons. Nous n'avons nullement l'intention de vivre avec des racistes.

mardi 24 février 2009

NO COMMENT

En ces temps très difficiles, voir de belles images nous font oublier la connerie!!!!!

CARNAVAL

dimanche 22 février 2009

LES DOCKERS

La crise n'est pas pour tout le monde !!!!
Les dockers contrôlent l'unique port de la Martinique et ont un salaire moyen de 6000 euros par mois. Quel est le seul parking de la Martinique où l'on ne fait pas la différence entre les voitures de la direction et celles des salariés ? Réponse : celui du port de Fort-de-France. Si cette boutade fait sourire les Martiniquais, c'est qu'elle a du vrai. Un simple coup d'œil au parking en question le confirme d'ailleurs aisément : on dirait un showroom de 4X4 rutilants ! Rien d'étonnant à cela : les 130 dockers du port de Fort-de-France sont la corporation la mieux payée de l'île. Leurs salaires, à la fois décriés et enviés, sont en effet hors normes. Ils oscillent entre 4 000 et 9 000 euros par mois pour 35 heures de travail par semaine. Soit nettement plus que le salaire moyen d'un docker de la métropole (3 000 à 3 500 euros). L'explication est très simple : les dockers contrôlent le poumon économique de la Martinique. En dehors de quelques produits agroalimentaires, l'essentiel de ce qui est consommé sur l'île transite par le port de Fort-de-France, le seul du département , souligne Charles Apanon, le directeur de l'IEDOM en Martinique, la banque centrale déléguée à l'outre-mer. Les dockers le savent et ils en usent et en abusent. Les blocages quasi quotidiens de l'année 2003 ont certes disparu. Mais le trafic n'est jamais à l'abri de mouvements intempestifs. En mars, les portiqueurs ont débrayé pendant quinze jours pour demander une augmentation de mille deux cent (1 200 euros) par mois ! Pourtant, leur salaire mensuel moyen avoisine déjà 5 500 euros. La tactique est payante. La rémunération des dockers a doublé depuis la fin des années 90. Comme la banane, le principal produit d'exportation du port, est une denrée très périssable, les dockers ont un énorme pouvoir de nuisance », insiste Jean-Charles Cren, président du syndicat des manutentionnaires du port de Fort-de-France. Il leur suffit de croiser les bras pendant quelques jours pour mettre en péril toute la filière bananière qui fait vivre près d'un salarié martiniquais sur cinq. Résultat : les revendications salariales des dockers sont sans limite et si on les refuse, c'est le blocage assuré. Dans ce cas, c'est toute l'économie de l'île qui est grippée au bout de quelques jours. Les organisations patronales sont particulièrement inquiètes. A cause de la surrémunération des dockers, nous avons le port le plus cher du monde ! , insiste Patrick Lecurieux-Durival, président du Medef martiniquais. Or, dit-il, on ne peut pas être en position de monopole et ne pas avoir de service minimum . Un discours auquel reste insensible José-Jean Baptiste, le patron des dockers, surnommé « le dictateur ». Il a d'ailleurs été publiquement dénoncé au printemps 2005 par un autre syndicaliste. Marc Pulvar, le patron de la Centrale syndicale des travailleurs martiniquais (CSTM, gauche indépendantiste) n'a pas hésité à parler de la « mafia des dockers », soulignant notamment qu'un tiers d'entre eux font partie de la même famille élargie ; ils sont en effet recrutés parmi les enfants, les frères ou les cousins. Dès qu'un conflit se profile sur le port, les politiques restent muets. Au nom de la préservation de la paix sociale, des augmentations de salaires sont régulièrement accordées. Mais quand on fait ça depuis 20 ans, on arrive à des coûts de manutention surréalistes , s'inquiète Jean-Charles Cren. Du coup, regrette-t-il, 130 personnes vivent sur un petit nuage et prennent l'île en otage.
Yves-Michel Riols, envoyé spécial à Fort-de-France

samedi 21 février 2009

MOI, FACHE !

Notre situation est déjà assez compliquée, et certains connards de la politique Française viennent envennimer les choses.
Je cite : Beauvais, celui qui s'occupe de foutre la merde dans l'agriculture, Besancenot , le facteur, extrémiste de gauche, et enfin Ségolène, qui n'est plus rien en politique.
Qu'est ce que ces gens là connaissent des Antilles, rien !!! Ils ne viennent que pour passer à la télé, ils n'ont absolument aucun lien avec nous.
Ces trois abrutis veulent se méler de choses dont ils n'ont même pas une petite idée.
Pour connaître les Antilles, il faut en faire partie prenante depuis de très longues années comme moi : 21 ans de résidence !
Je ne comprends pas, ces connards trouvent toujours de l'argent pour leurs parades.
Certains même, originaire de Guadeloupe comme Thuram ou Pérec ouvrent leur gueule, mais de bonne mémoire, ils sont vite partis pour gagner beaucoup d'argent ailleurs !!
Personnellement, à leur place, je fermerai ma gueule.
Nous avons besoin de sortir de cette impasse, alors, nous n'avons pas besoin que des abrutis de seconde zone viennent pour leur propre compte essayer de transporter en métropole cette situation.

jeudi 19 février 2009

GENOCIDE PAR SUBSTITUTION

C'est bien triste que des gens tiennent des propos pareils. Ecoutez et vous jugerez !
cliquez sur le lien :
http://www.dailymotion.com/video/x317hp_km2_politics
La grève continue, une avancée a eu lieu, alors croisons les doigts afin que les dommages collatéraux cessent.

lundi 16 février 2009

CHALLENGE

16 février 2009
Un véritable défi s'est installé entre d'un côté grévistes, de l'autre patronat et distribution, avec comme arbitre l'état et comme spectateur, la population passive.
Un véritable dialogue de sourd sur fond racial s'est installé et je ne sais pas pour combien de temps ; ce qui est sûr, plus le temps passe et plus nous allons vers la destruction économique de l'île. Le quotidien est devenu une chasse à la nourriture, au carburant, produits de toilettes, etc..
Il faut des heures pour avoir 30 euros d'essence quand c'est possible. Hier, j'ai arrêté un camion rempli de bananes d'un agriculteur qui allait les vendre directement aux habitants de l'Anse Mitan. Tout est devenu un vrai challenge, la vraie démerde pour trouver quelque chose. l' EDF veut rentrer dans le jeu et annonce les coupures de courant, bientôt le service des eaux.
Qui tiendra et qui ne tiendra pas ?
J'ai bien peur que beaucoup de gens résidents envisagent une situation de départ.
à suivre de très prêt!
De Strike Island comme les Américains nous appellent.

vendredi 13 février 2009

BIENTOT LE CHAOS

Nous sommes le 13 février 2009, la situation sur l'île est tout à fait différente de celle que j'aurais pû supposer. Je n'ai probablement rien appris en 20 ans. Elle peut devenir à court terme très chaotique. Il est très difficile de comprendre tout les paramètres qui ont menés à cette situation, mais une chose est sure, elle dégénère vers le chaos.
Le diktat des grévistes qui sont souvent ceux qui ne craignent pas pour leur salaire et en minorité font sans s'en rendre compte, régner la menace et la terreur. Nous en sommes rendus aux exaltations les plus répréhensibles. Nous avons des cas de braquages, de vols, de barrages, des hordes font fermer tous les commerces y compris les pharmacies en agitant la menace de tout casser. J'ai même entendu que des individus armés attendaient un camion citerne accompagné de la gendarmerie afin de se l'accaparer. Ceci devient une situation de complète insécurité.
La Martinique, comme la Guadeloupe s'est mis un coup de fusil dans le pied !!
Le plus spétaculaire, c'est le départ définitif des bateaux de croisère et le chômage à court terme des équipes qui les recevaient. Les réservations hôtelières ont chuté de 70 %. Il faut compter aussi sur toutes les entreprises qui ne parlent déjà que de licenciement.

Je ne comprends plus les gens qui sont en train de s'auto détruire.
Je comprends parfaitement bien les revendications, mais pourquoi va t'on jusqu'à mettre la situation des îles en grand péril.
Bientôt nos vivres y compris l'essence vont être épuisés, Que va t'on faire ?

mardi 10 février 2009

GREVE GENERALE





Quand je vous disais qu'aux Antilles, tout n'était pas que paradis ! Grève générale depuis plus de trois semaines à la Guadeloupe, et maintenant depuis 6 jours à la Martinique. Le mouvement s'intensifie et la situation est au bord du chaos.
Pourquoi ?
Il y a des tas de raisons que je vais essayer de développer, mais avant tout je tiens à dire que je suis d'accord avec eux. Attention tout de même, il y en a certains qui confondent grève et violence et pillage. Le problème est double, racial et social : La Martinique est tenue dans son ensemble par les békés (descendants des colons blancs, les anciens maîtres) qui possèdent 50 % des terres, 40 % de la grande distribution et 90 % de l'industrie agro-alimentaire. Leur système raciste est comme une fatalité, un ordre des choses. Un des leurs avait dit que dans les familles métissées, les enfants sont de couleurs différentes, il n'y a pas d'harmonie, ce n'est pas bien. Ils profitent donc amplement de la situation. La vie de tous les jours (nourriture, biens de consommation, logement, carburant, etc..) est pratiquement le double dans certains cas de celle en métropole et les salaires sont moins élevés dans l'ensemble. Les marges des uns (cités plus haut), les services liés aux transports et les taxes en tout genre sont les raisons profondes de la vie chère que les Martiniquais ne veulent plus supporter, parce ce qu'ils ne peuvent plus ! Dans ce genre de situation tout est compliqué, car les grévistes de bonne foi bloquent tout et en conséquence bloque la vie de tous les jours et de tout un système qui leur ait aussi indispensable aujourd'hui et à terme.
le dernier intervenant mis en cause qui est représenté par l'état ne peut pas aller au delà d'un seuil.
Espérons que tout le monde fera un effort pour le bien être de chacun !

dimanche 8 février 2009

APRES L'ENFER, LE BONHEUR




























En ce dimanche très ensoleillé, Nous avons eu la joie d'assister dans notre bourg des Trois Ilets à la course des gommiers.
C'est décidémment une autre course nautique que celles que nous avons dans nos contrées, c'est tout simplement dantesque et fabuleux.
Le gommier est l'ancêtre de la yole ronde (voir blog dédié à la yole). La barque est plus petite, la voilure moins importante et elle est équipée d'un safran que ne possède pas la yole qui se dirige avec un aviron. Le départ fut rude et très combattu, le premier qui s'extirpe au départ prend un avantage certain. Ce genre de course déplace beaucoup de monde, c'est une journée de fête.
Sur le site, tous les ambulants débitants de boissons, barbecue et choses en tout genre sont présents. La musique Antillaise ne fait pas défaut, la sonorité est bien au delà des décibelles respectables, mais bon, La Martinique, c'est La Martinique !!

samedi 7 février 2009

JOURNEE D'ENFER


Cette journée du 6 février 2009 a été la journée de merde ! Françoise avait rendez vous à la Clinique St Paul pour une intervention chirurgicale cutanée, l'ablation de deux mélanomes malins.
Cette clinique se situe à Cluny à plus de 30 kilomètres des Trois Ilets de l'autre côté de la baie de Fort de France. Comme par malchance, cette journée est la journée de grève générale sur l'île et
bien entendu les routes et accès sont barrés. Il nous était donc impossible de rejoindre la clinique, nous avions la zone de Fort de France à traverser.
Qu'à celà ne tienne, je suggère, malgré les réticences de Françoise (on sait pourquoi) de nous y rendre par la mer. Un jeu simple, on traverse la baie, on mouille à Schoelcher et on se trouve à seulement 3 ou 4 kilomètres de la clinique Une fois làs-bas, je trouverais bien un copain pour nous amener devant la porte de la clinique. Tout était bien règlé, sauf que ce jour là, je ne sais pas pourquoi, il s'est mis à tomber des trombes d'eau. Nous avons fait le voyage, le débarquement au ponton sous la flotte. Mon copain Raymond de la douane est venu nous prendre avec sa voiture au bourg de Schoelcher, nous étions pire que trempé. Il nous a dépoté à la clinique dégoulinant mais à l'heure. Françoise est partie dans le secteur chirurgie ambulatoire à 11 heures et compte tenu qu'elle n'en sortirait pas avant 17 heures, je me suis mis en tête de retourner au bateau. J'ai donc refait les 4 bornes à l'envers à pied cette fois et toujours sous une pluie batante. J'ai mis quarante minutes. De retour à Schoelcher, je n'ai plus eu le courage de remonter au bateau, je me suis réfugié chez mon copain Didier qui tient un bar dans le bourg. J'ai pu me sécher, changer de fringue prêtée par Didier, prendre un vieux rhum réchauffant ; Didier m'a même préparé un sandwich. A trois heures, mon téléphone sonna : c'était Françoise qui était prête à sortir de la clinique. Didier laissa son bar, me pria de sauter dans sa voiture. En un quart d'heure, nous avons fait le tour et récupéré Françoise. A 16 heures tapante, nous levions l'ancre pour retourner aux Trois Ilets, la pluie avait enfin cessée !!
Journée à oublier.

mardi 3 février 2009

LES DENTS DE LA MER


Ceci est arrivé le même jour, mais rassurez vous les pêcheurs de Grand Anse d'Arlet ont fait cette prise dimanche dernier au large pendant que je faisais trempette. Les requins ne s'approche pas trop des côtes et de toute façon, ils ne sont pas agressif pour l'homme en Caraïbe.
Dans le passé j'ai chassé le requin à St Barth, et franchement ils font plus peur que mal.
Ce n'est pas le meilleur met dans la catégorie des habitants des océans , mais j'avoue en avoir mangé pas mal de fois, il suffit de savoir le préparer.
a+

mardi 27 janvier 2009

VIVE 2009

BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2009
SANTE ET PROSPERITE

dimanche 25 janvier 2009

TRISTE FIN 2008








Avant de commencer l'année 2009, j'avais vraiment envie de finir 2008 en beauté. J'ai donc programmé une journée voile vers St Lucie sur le catamaran de mon pote Sébastien, le Sun Tropic, basé à St Luce. Nous étions 28 passagers à embarquer. La journée semblait parfaite, navigation vers Castries, balade en bus vers River Rock, une cascade à découvrir, déjeuné sur place, retour vers Marigot Bay pour la baignade et ensuite retour à Saint Luce.
La première partie fût plutôt sympa, nous avons même approché le Black Pearl, bateau qui a servi au film "Pirates des Caraïbes".
La deuxième partie fût chaotique ; le bus comprenant un chauffeur et un guide nommé Rodrigue nous a embarqué à Castries, et dans la bonne humeur nous avons fait route vers River Rock. Au bout d'une vingtaine de minutes, le chauffeur a quitté la route principale et engagé son vieux bus sur le chemin d'environ 7 kms qui mène à la cascade. Nous avions parcouru a peu près 5 kms sur ce chemin poussiéreux quand le pire arriva. Une bande armée, cagoulée nous a coupé la route, fit irruption dans le bus, les armes à la main afin de nous dépouiller. Ils ont commencé par jeter le guide Rodrigue dans le fossé, un flingue sur la tête. Ils lui ont ordonné de nous traduire de tout leur donner, sinon, pan !! Quand j'ai vu qu'ils arrachaient bracelets, chaînes et montres, j'ai juste eu le temps car j'étais à l'arrière du bus et près d'une fenêtre, d'ôter ma Tag Heuer de mon poigné, la glisser dans mon slip de bain et surtout camoufler la différence de bronzage en laissant pendre mon bras par la fenêtre. Je n'ai pas pu sauver mon sac à dos qui comportait des cadeaux achetés pour Françoise et mon appareil photo, ainsi que mon porte monnaie avec quelques dizaines de dollars EC. Dieu merçi, je n'avais rien d'autre, je n'avais nullement besoin en terre étrangère de trimbaler tout mes papiers, mon téléphone portable et mes cartes de crédit. Cela n'a pas été le même schéma pour les autres ( les touristes) qui avaient tout sur eux : passeport, permis de conduire, carte vitale, cartes de crédit, argent, téléphone, caméra, appareil photos et j'en passe.
Le travail achevé, ils ont piqués les clés du bus, nous laissant sur ce chemin désert.
Je n'en dirait guère plus, cette affaire a fait une vraie histoire en Martinique, le Procureur de la République s'en est mêlé, même RFO, la chaîne télé locale, en a fait un reportage au journal d'un soir.
A oublier!!!

samedi 24 janvier 2009

OMAR







OMAR
Nous sommes en novembre 2008, la saison cyclonique touche à sa fin, et bien non, le cyclone OMAR se forme en Caraïbe et décide de faire du Nord Est vers les îles du Nord. Bien mal à qui n'a pas su prévoir, non pas le vent, mais la houle. Tout ce qui était exposé à l'ouest craignait fort.
Je peux dire que je n'ai jamais vu autant de bateaux allés se planquer dans la baie du terrain de Golf et le bourg des Trois Ilets. Tous les bateaux de la marine et remorqueurs ont quittés Fort de France pour nous rejoindre. Bien mal en a pris à ceux qui sont restés au mouillage de l'Anse Mitan. Une houle cyclonique de 6-7 mètres est venu déferlée sur les rivages exposés.
Notre ponton du Bakoua a disparu. Il ne reste plus rien de la station service en bout de ponton ni du ponton lui même. Il ne reste qu'un bout du restaurant. Cet endroit était vital pour la plaisance, nous pouvions faire du carburant, le gaz, l'immigration et la douane, et rencontrer d'autres plaisanciers au bar restaurant. Les marins sont de grands bavards, ils aiment bien raconter leurs histoires de navigation !
La plage ressemble maintenant en pire à celle de Nice, plus de sable fin, les roches et galets ont pris la place ; c'est désolant !!!
Nous espérons que tout ça sera remis en place un jour.

YOLES RONDES








Les premiers marins pêcheurs de la Martinique se servaient de gommier (embarcation tirée d'un tronc d'arbre du même nom). Cette production d'arbre finit par s'épuiser dans nos forêts en même temps que le nombre de pêcheurs augmentait.
Dans les années 40, un charpentier du François réussit à concevoir une embarcation s'inspirant à la fois du gommier et de la yole Européennne. La yole acquit ses lettres de noblesses et s'implanta sur la côte Atlantique de Grand Rivière à St Anne.
Les pêcheurs utilisaient principalement la voile pour revenir de leur lieu de pêche et se lançaient des défis ; il s'agissait de ne pas arriver le dernier sinon ils perdaient le produit de la pêche. Plus tard des courses sauvages furent organisées le Dimanche.
L'engouement du public fut tel que des courses furent programmées lors des fêtes patronales, pricipalement dans les communes du François, Robert et Vauclin sous l'implusion de mécènes. Ainsi naquit la course des Yoles Rondes de la Martinique. Plusieurs manifestations sont organisées mais incontestablement, le tour de la Martinique qui se déroule fin juillet, début août en huit étapes est un évènement majeur. Le tour est fédérateur et les Martiniquais conscients de cette richesse se déplacent massivement pour suivre les exploits des coursiers qui représentent une vingtaine de Yoles. Cette course est unique au monde et aujourd'hui est devenue mondialement connue.

VACANCE AVEC MON FILS SEBASTIEN











Françoise n'aime pas le bateau, c'est surtout à cause de la peur viscérale de la mer consécutive au cyclone MITCH (1998) circulant en Caraïbe ; il nous avait amené une forte houle sur les côtes de St Martin. Nous étions à la plage de Grand Case avec des amis, Denise et Ulysse, et comme à son habitude Françoise a voulu aller se baigner sans avoir vu qu'un rouleau beaucoup plus grand et haut que les autres allait déferler sur la plage. J'ai compris tout de suite et je n'ai eu que le temps de me jeter dans le rouleau où elle avait disparu. Il m'a fallu une chance inouïe pour l'avoir agrippé par les cheveux sans la voir. J'ai réussi péniblement à la ramener sur la plage; elle était à poil, le nez, la bouche et les oreilles pleins de sable. Elle s'en est sorti très choqué. Voilà l'histoire, depuis ce jour là, la mer est son ennemi !!!
Nous avons donc navigué en homme. Les quelques jours que le mariage nous avait pris nous a limité dans le temps, nous avons donc caboté autour de la Martinique. Nous avons tout le même eu le temps de faire une escapade à St Lucie avec Passion, un catamaran de sortie à la journée de 25 mètres. Passion peut accélérer à 20-23 noeuds, grisant!!

MARIAGE











Rien de plus beau qu'un mariage sous les tropiques. soleil et ambiance assurés. Nous étions peu nombreux, 11 seulement mais ce n'est pas le nombre qui compte mais la qualité. Nous avions même invité des Bordelais de passage, qui en retraite, faisait le tour de l'Atlantique avec leur bateau de 9 mètres environ. J'ai rencontré les Girondins Gérard et Christian au chantier naval du Marin, on a sympatisé, il m'ont filé un coup de main pour monter en tête de mât débloquer l'enrouleur de génois.
La fête s'est étalée sur quatre jours : La veille du mariage, le jour, et les après jour ont été un succès sur tous les plans. La fête finie, tout notre petit monde est reparti. Mon frère Christian, sa femme Jeannie et leur fils Jean Christain sont rentrés chez eux à Miami, Mon frère André à Angers, les amis Américains de la famille, Dec et Emilie, à San Francisco, mes deux marins ont repris leur navigation retour vers Bordeaux via Les Acores et mon fils Sébastien est resté en vacance pour naviguer avec moi.

vendredi 23 janvier 2009

CYCLONE DEAN - 2007








Je dois attirer ces phénomènes car à La Martinique ils avaient été tranquille depuis plus de 20 ans. En tout cas, le mercredi 15 août 2007, le jour de l'ascension, je me trouvais avec ELIANE VI, mouillé dans la baie de Schoelcher près de Fort de France quand la nouvelle me parvint alors que je prenais l'apéro avec mon copain Raymond, douanier et quelques autres résidents. Mon téléphone portable sonna, c'était Françoise qui me pria d'allé jeter un coup d'oeil sur le site internet météo du National Hurricane Center. Raymond m'emmena rapidement aux bureau des douanes afin de vérifier ce que je redoutais. DEAN nous arrivait dessus avec des vents de 220 kms heure. J'ai salué tout le monde, sauté dans mon annexe pour retourner à bord d'ELIANE VI et vite rejoindre un abri. J'ai été me planquer dans la mangrove de Génipa près de l'aéroport. Cet endroit que j'avais déjà sondé auparavant me paraissait le plus approprié compte tenu de la direction que les vents allaient avoir. Le 17 août, le baston arriva et il n'y avait plus qu'à prier. Cette fois çi, la chance m'a sourit ; après le passage de DEAN, il y avait énormément de bateau au tas sur l'île mais pas le mien. A part la girouette anénomètre qui manquait et un grand désordre à l'intérieur, ELIANE VI flottait.
j'étais sauf !!! mais l'île ressemblait à un cauchemar. Il aura fallut faire vite pour tout remettre d'aplomb avant la saison touristique.
Trois mois plus tard, le 30 novembre 2007 pour être exact, un violent tremblement de terre de 7,3 sur l'échelle de Richter nous a rappelé que nous étions aussi dans une zone très sismique.
cool!!!

jeudi 22 janvier 2009

ALTICA







notre vue ---}




ALTICA est située à l'Anse Mitan dans le sud de la Martinique. Cet endroit est définitivement un endroit où nous nous sentons bien. l'île est magnifique, il y a la mer, la montagne, et le temps c'est plutôt l'été toute l'année. Les locaux sont plutôt sympathique et certainement pas agressif comme dans certains endroits en Caraïbe"
C'est certainement et incontestablement le paradis de la voile quand bien sûr les cyclones vous foutent la paix. C'est aussi, avec une mer avoisinant les 27° toute l'année, le must pour les baigneurs et plongeurs.
Mauvais côté :

Nous devons travailler comme tous citoyens mais notre travail est à 5 minutes d'Altica, donc pas de métro. Par contre ceux qui vont travailler sur la zone de Fort de France, nous les plaignons pour les bouchons incessants.
Il faut reconnaître aussi que la vie de tous les jours est plus chère qu'en métropole.
Nous reviendrons plus tard sur la vie içi.

RETOUR DANS LE PASSE - 1998 à 2006











L'année 1998 fut incontestablement la meilleure puisque j'ai rencontré Françoise qui travaillait comme comptable chez un de mes clients à St Barth. J'habitais à St Martin et tous les week end je faisais le trajet en bateau des 20 miles nautiques qui séparent les deux îles. Il ne nous a pas fallu très longtemps pour décider que la bien aimée viendrait s'installer à St Martin. Nous avons eu une période faste entre 1998 et 2003, un travail intéressant, mais je n'avais plus de bateau. Peu importe, je trouvais toujours un copain pour allez faire un tour en voilier dans un mouillage idylique. En 2003, pour quelques soucis de santé de Françoise, nous avons quitté St Martin pour s'installer aux Sables d'Olonne. Nous n'avons pas fait grand chose, j'ai tout de de même acheté un petit bateau pêche promenade à voile et à moteur de type EDEL pour aller pêcher dans la baie des Sables. Souvent, en manque de navigation, je faisais route à la voile pour quelques jours vers l'île d'Yeu, d'autre fois à St Gilles Croix de Vie, ou bien vers l'île de Ré et La Rochelle.
En début 2006, le destin a décidé de nous renvoyer en Caraïbe, à La Martinique cette fois çi.
J'avais entre temps vendu mon EDEL et acquis mon nouveau bateau de type Jeanneau, un aquila de 28 pieds du nom d'ELIANE VI. Ne voulant pas le vendre ou le laisser sur place, je l'ai embarqué sur un cargo à La Rochelle à destination du Marin à La Martinique.
ELIANE VI parce que c'est le prénom de ma défunte maman et 6 parce que nous sommes 6 frères. D'ailleurs mon EDEL s'appelait lui aussi ELIANE.
Nous nous sommes donc retrouvé dans notre nouvelle résidence "ALTICA" situé dans le sud de la Martinique.

RETOUR DANS LE PASSE - 1989 à 1998




Ces dix années ont été en partie prisent par des navigations permanentes en Caraïbe et au Vénézuela jusqu'en 1992 et une traversée de l'Atlantique nord sur un Océanis 390. J'ai fait plein de choses, évité les trafiquants de drogue au Vénezuéla qui voulaient se servir de mon bateau, me cacher également des flics locaux qui arrondissent les fins de mois sur le dos des touristes, subit le méchant cyclone HUGO en 1989 en Guadeloupe, jouer pour de vrai aux pirates. Avec des connaissances de St Barth, nous nous étions mis dans l'idée d'aller récupérer un trésor que le capitaine Morgan aurait coulé il y a bien longtemps à quelques miles des côtes d' Haîti. Le trésor existait bien puisque nous avons retrouvé 2 canons. L'histoire s'est mal terminée puisque probablement par jalousie, nous avons été la cible des tontons macoutes, sorte de mafia Haïtienne, qui nous tiraient dessus dès que l'on venait à terre et venaient ensuite sur des barquasses près du site de plongée. On s'est sauvé en vitesse. Le capitaine a fait traîner les deux canons amarrés sous le cargo pour les ramener à St Barth. Ironie du sort, 2 jours plus tard quelqu'un dont nous ignorons l'identité nous a volé les canons sous le bateau. Allez savoir !
Un jour, ce qui devait arrivé arriva, ma caisse de bord personnelle étaient devenue défaillante, j'ai dû me contraindre à retourner travailler. L'endroit le plus propice s'avérant être St Martin, j'ai donc, l'âme en peine, dû me réhabituer à des horaires de travail, le cul collé sur un siège devant un ordinateur. J'ai dû mettre deux ans à remettre mon moral au dessus de la barre pitoyable de la déprime. l'année 1995 qui devait devenir une année plutôt faste devint début septembre un véritable enfer.
Le cyclone LUIS, (photos jointes) d'une puissance phénoménale est venu nous frapper de plein fouet. Le résultat a été éloquent = plus rien sur l'eau, dans le lagon et sur terre. le compte des disparus = inconnu !!
J'ai bien entendu perdu CHIMERE VI, qui s'est envolé et a coulé dans le lagon. Pour ne pas en rester là, 15 jours plus tard, le cyclone MARYLIN est venu lui aussi nous frapper et finir le travail de LUIS et sinistrer ceux qui avaient eu la chance de s'en sortir à LUIS.
Les années suivantes ont été assez importantes en phénomène cyclonique :
1996 BERTA
1998 GEORGES
1999 JOSE ET lENNY
2000 DEBBY
on eu enfin la paix en 2001 !!

lundi 19 janvier 2009

DEPART DE L'AVENTURE - 1988


C'est le 17 mai 1988 que j'atterrissais à l'Anse Mitan, plus précisément à la marina de la Pointe du Bout ou m'attendait CHIMERE VI, le catamaran de 33 pieds que je venais d'acheter.
Mon but n'était pas de rester à La Martinique, mais bien de rejoindre les îles du Nord, en particulier St Barth ou m'attendait une nouvelle vie.
Je me suis empressé de préparer CHIMERE VI pour sa navigation vers le nord, et 15 jours plus tard, je rejoignais mon premier mouillage, celui de Gustavia.
Les rencontres furent nombreuses, les soirées étaient interminables au Sélect, le bar des marins. J'ai eu deux jobs : J'ai fait la connaissance de Serge Huguet et son St Barth Express, une construction amateur en bois de type cigarette. Il faisait la ligne en St Barth et St Martin. J'ai été son équipier pendant quelque temps. Le voyage était toujours un folklore, nous trimballions passagers et fret dans une mer toujours démontée au retour. Les trois quarts du temps, tout le monde ou presque arrivait trempé. Le Capitaine Serge prenait toujours quelques whisky avant de partir car compte tenu de sa position de pilotage, il arrivait douché et frigorifié malgré la chaleur extérieure. Les passagers étaient toujours content de cette aventure !!
J'ai également rencontré Jean Karsenti, qui n'était pas un marin, mais un marchand de meubles. Après avoir sympatisé, il m'a demandé si je voulais bien m'occuper de ses comptes. J'ai accepté, c'était un travail de quelques heures par jour, ceci me convenait très bien.
La vie à St Barth est tellement différente de celle de la métropole que l'on a plus envie d'en bouger.

PREMIER MESSAGE




Nous sommes le 19 janvier 2009, et nous venons d'ouvrir notre blog à l'intention de la famille et de nos amis qui sont loin de nous. Nous nous situons en Caraïbe, plus exactement à la Martinique.
Nous essaierons durant cette année 2009 de vous faire profiter de notre mode de vie au soleil.
N'en croyez rien, la vie à la Martinique n'est pas faite que de bronzette et farniente.

Jack traîne ses savates depuis 21 ans en Caraïbe, et Françoise, une dizaine d'années.
Nous avons des choses à vous raconter, nous commencerons par faire un résumé de nos vies séparées et communes durant les vingt dernières années.
ELIANE VI, le bateau de Jack nous a suivi et se trouve très content à son mouillage.
A très bientôt
Françoise et Jack