jeudi 26 février 2009

J'AVAIS DIT "CHAOS"


21ème jour de grève générale dans l'île paradisiaque de Martinique !
Le paradis s'est transformé en enfer. la pénurie de tout et la violence est entrée en action.
Notre voiture est bloquée au parking depuis 10 jours faute de carburant, les déplacements se font donc à pieds.
Françoise est mise au repos forcé par son patron et moi je vais au boulot à coup de lattes, peu importe la distance est mineure.
Par contre, tous les jours, il faut prendre le sac à dos et parvenir à trouver de quoi s'alimenter. Tout maintenant fait défaut, il faut être le premier dans les bouis bouis de la Pointe du Bout pour arriver à trouver quelque chose. La seule chose que l'on trouvait toujours, c'était le pain ; aujourd'hui c'est la bataille. La seule petite supérette qui existait est fermée depuis aujourd'hui, et c'est probablement définitif. Ceci va signer le départ massif des derniers touristes qui sont encore là !
A Fort de France, les voyous font ce qui savent faire de mieux, ils cassent tout, ils sont armés et les armes parlent ! Le plus ahurissant quand on écoute beaucoup de cons, c'est la faute des patrons et des gendarmes qui sont méchants! Anecdote : un grand magasin de vente de motos et pièces de voiture s'est fait piller et démolir. Une femme parmi les martiniquaises qui y travaillait va se retrouver à la soupe, et ironie du sort elle croit que sont fils faisait parti de la bande.
Faudrait se réveiller !!! Faut arrêter de toujours culpabiliser les autres.
En final, ils s'auto-détruisent entre eux, je vous rassure en ce qui nous concerne, si cela continue, on prendra un billet d'avion et nous rentrons. Nous n'avons nullement l'intention de vivre avec des racistes.

mardi 24 février 2009

NO COMMENT

En ces temps très difficiles, voir de belles images nous font oublier la connerie!!!!!

CARNAVAL

dimanche 22 février 2009

LES DOCKERS

La crise n'est pas pour tout le monde !!!!
Les dockers contrôlent l'unique port de la Martinique et ont un salaire moyen de 6000 euros par mois. Quel est le seul parking de la Martinique où l'on ne fait pas la différence entre les voitures de la direction et celles des salariés ? Réponse : celui du port de Fort-de-France. Si cette boutade fait sourire les Martiniquais, c'est qu'elle a du vrai. Un simple coup d'œil au parking en question le confirme d'ailleurs aisément : on dirait un showroom de 4X4 rutilants ! Rien d'étonnant à cela : les 130 dockers du port de Fort-de-France sont la corporation la mieux payée de l'île. Leurs salaires, à la fois décriés et enviés, sont en effet hors normes. Ils oscillent entre 4 000 et 9 000 euros par mois pour 35 heures de travail par semaine. Soit nettement plus que le salaire moyen d'un docker de la métropole (3 000 à 3 500 euros). L'explication est très simple : les dockers contrôlent le poumon économique de la Martinique. En dehors de quelques produits agroalimentaires, l'essentiel de ce qui est consommé sur l'île transite par le port de Fort-de-France, le seul du département , souligne Charles Apanon, le directeur de l'IEDOM en Martinique, la banque centrale déléguée à l'outre-mer. Les dockers le savent et ils en usent et en abusent. Les blocages quasi quotidiens de l'année 2003 ont certes disparu. Mais le trafic n'est jamais à l'abri de mouvements intempestifs. En mars, les portiqueurs ont débrayé pendant quinze jours pour demander une augmentation de mille deux cent (1 200 euros) par mois ! Pourtant, leur salaire mensuel moyen avoisine déjà 5 500 euros. La tactique est payante. La rémunération des dockers a doublé depuis la fin des années 90. Comme la banane, le principal produit d'exportation du port, est une denrée très périssable, les dockers ont un énorme pouvoir de nuisance », insiste Jean-Charles Cren, président du syndicat des manutentionnaires du port de Fort-de-France. Il leur suffit de croiser les bras pendant quelques jours pour mettre en péril toute la filière bananière qui fait vivre près d'un salarié martiniquais sur cinq. Résultat : les revendications salariales des dockers sont sans limite et si on les refuse, c'est le blocage assuré. Dans ce cas, c'est toute l'économie de l'île qui est grippée au bout de quelques jours. Les organisations patronales sont particulièrement inquiètes. A cause de la surrémunération des dockers, nous avons le port le plus cher du monde ! , insiste Patrick Lecurieux-Durival, président du Medef martiniquais. Or, dit-il, on ne peut pas être en position de monopole et ne pas avoir de service minimum . Un discours auquel reste insensible José-Jean Baptiste, le patron des dockers, surnommé « le dictateur ». Il a d'ailleurs été publiquement dénoncé au printemps 2005 par un autre syndicaliste. Marc Pulvar, le patron de la Centrale syndicale des travailleurs martiniquais (CSTM, gauche indépendantiste) n'a pas hésité à parler de la « mafia des dockers », soulignant notamment qu'un tiers d'entre eux font partie de la même famille élargie ; ils sont en effet recrutés parmi les enfants, les frères ou les cousins. Dès qu'un conflit se profile sur le port, les politiques restent muets. Au nom de la préservation de la paix sociale, des augmentations de salaires sont régulièrement accordées. Mais quand on fait ça depuis 20 ans, on arrive à des coûts de manutention surréalistes , s'inquiète Jean-Charles Cren. Du coup, regrette-t-il, 130 personnes vivent sur un petit nuage et prennent l'île en otage.
Yves-Michel Riols, envoyé spécial à Fort-de-France

samedi 21 février 2009

MOI, FACHE !

Notre situation est déjà assez compliquée, et certains connards de la politique Française viennent envennimer les choses.
Je cite : Beauvais, celui qui s'occupe de foutre la merde dans l'agriculture, Besancenot , le facteur, extrémiste de gauche, et enfin Ségolène, qui n'est plus rien en politique.
Qu'est ce que ces gens là connaissent des Antilles, rien !!! Ils ne viennent que pour passer à la télé, ils n'ont absolument aucun lien avec nous.
Ces trois abrutis veulent se méler de choses dont ils n'ont même pas une petite idée.
Pour connaître les Antilles, il faut en faire partie prenante depuis de très longues années comme moi : 21 ans de résidence !
Je ne comprends pas, ces connards trouvent toujours de l'argent pour leurs parades.
Certains même, originaire de Guadeloupe comme Thuram ou Pérec ouvrent leur gueule, mais de bonne mémoire, ils sont vite partis pour gagner beaucoup d'argent ailleurs !!
Personnellement, à leur place, je fermerai ma gueule.
Nous avons besoin de sortir de cette impasse, alors, nous n'avons pas besoin que des abrutis de seconde zone viennent pour leur propre compte essayer de transporter en métropole cette situation.

jeudi 19 février 2009

GENOCIDE PAR SUBSTITUTION

C'est bien triste que des gens tiennent des propos pareils. Ecoutez et vous jugerez !
cliquez sur le lien :
http://www.dailymotion.com/video/x317hp_km2_politics
La grève continue, une avancée a eu lieu, alors croisons les doigts afin que les dommages collatéraux cessent.

lundi 16 février 2009

CHALLENGE

16 février 2009
Un véritable défi s'est installé entre d'un côté grévistes, de l'autre patronat et distribution, avec comme arbitre l'état et comme spectateur, la population passive.
Un véritable dialogue de sourd sur fond racial s'est installé et je ne sais pas pour combien de temps ; ce qui est sûr, plus le temps passe et plus nous allons vers la destruction économique de l'île. Le quotidien est devenu une chasse à la nourriture, au carburant, produits de toilettes, etc..
Il faut des heures pour avoir 30 euros d'essence quand c'est possible. Hier, j'ai arrêté un camion rempli de bananes d'un agriculteur qui allait les vendre directement aux habitants de l'Anse Mitan. Tout est devenu un vrai challenge, la vraie démerde pour trouver quelque chose. l' EDF veut rentrer dans le jeu et annonce les coupures de courant, bientôt le service des eaux.
Qui tiendra et qui ne tiendra pas ?
J'ai bien peur que beaucoup de gens résidents envisagent une situation de départ.
à suivre de très prêt!
De Strike Island comme les Américains nous appellent.

vendredi 13 février 2009

BIENTOT LE CHAOS

Nous sommes le 13 février 2009, la situation sur l'île est tout à fait différente de celle que j'aurais pû supposer. Je n'ai probablement rien appris en 20 ans. Elle peut devenir à court terme très chaotique. Il est très difficile de comprendre tout les paramètres qui ont menés à cette situation, mais une chose est sure, elle dégénère vers le chaos.
Le diktat des grévistes qui sont souvent ceux qui ne craignent pas pour leur salaire et en minorité font sans s'en rendre compte, régner la menace et la terreur. Nous en sommes rendus aux exaltations les plus répréhensibles. Nous avons des cas de braquages, de vols, de barrages, des hordes font fermer tous les commerces y compris les pharmacies en agitant la menace de tout casser. J'ai même entendu que des individus armés attendaient un camion citerne accompagné de la gendarmerie afin de se l'accaparer. Ceci devient une situation de complète insécurité.
La Martinique, comme la Guadeloupe s'est mis un coup de fusil dans le pied !!
Le plus spétaculaire, c'est le départ définitif des bateaux de croisère et le chômage à court terme des équipes qui les recevaient. Les réservations hôtelières ont chuté de 70 %. Il faut compter aussi sur toutes les entreprises qui ne parlent déjà que de licenciement.

Je ne comprends plus les gens qui sont en train de s'auto détruire.
Je comprends parfaitement bien les revendications, mais pourquoi va t'on jusqu'à mettre la situation des îles en grand péril.
Bientôt nos vivres y compris l'essence vont être épuisés, Que va t'on faire ?

mardi 10 février 2009

GREVE GENERALE





Quand je vous disais qu'aux Antilles, tout n'était pas que paradis ! Grève générale depuis plus de trois semaines à la Guadeloupe, et maintenant depuis 6 jours à la Martinique. Le mouvement s'intensifie et la situation est au bord du chaos.
Pourquoi ?
Il y a des tas de raisons que je vais essayer de développer, mais avant tout je tiens à dire que je suis d'accord avec eux. Attention tout de même, il y en a certains qui confondent grève et violence et pillage. Le problème est double, racial et social : La Martinique est tenue dans son ensemble par les békés (descendants des colons blancs, les anciens maîtres) qui possèdent 50 % des terres, 40 % de la grande distribution et 90 % de l'industrie agro-alimentaire. Leur système raciste est comme une fatalité, un ordre des choses. Un des leurs avait dit que dans les familles métissées, les enfants sont de couleurs différentes, il n'y a pas d'harmonie, ce n'est pas bien. Ils profitent donc amplement de la situation. La vie de tous les jours (nourriture, biens de consommation, logement, carburant, etc..) est pratiquement le double dans certains cas de celle en métropole et les salaires sont moins élevés dans l'ensemble. Les marges des uns (cités plus haut), les services liés aux transports et les taxes en tout genre sont les raisons profondes de la vie chère que les Martiniquais ne veulent plus supporter, parce ce qu'ils ne peuvent plus ! Dans ce genre de situation tout est compliqué, car les grévistes de bonne foi bloquent tout et en conséquence bloque la vie de tous les jours et de tout un système qui leur ait aussi indispensable aujourd'hui et à terme.
le dernier intervenant mis en cause qui est représenté par l'état ne peut pas aller au delà d'un seuil.
Espérons que tout le monde fera un effort pour le bien être de chacun !

dimanche 8 février 2009

APRES L'ENFER, LE BONHEUR




























En ce dimanche très ensoleillé, Nous avons eu la joie d'assister dans notre bourg des Trois Ilets à la course des gommiers.
C'est décidémment une autre course nautique que celles que nous avons dans nos contrées, c'est tout simplement dantesque et fabuleux.
Le gommier est l'ancêtre de la yole ronde (voir blog dédié à la yole). La barque est plus petite, la voilure moins importante et elle est équipée d'un safran que ne possède pas la yole qui se dirige avec un aviron. Le départ fut rude et très combattu, le premier qui s'extirpe au départ prend un avantage certain. Ce genre de course déplace beaucoup de monde, c'est une journée de fête.
Sur le site, tous les ambulants débitants de boissons, barbecue et choses en tout genre sont présents. La musique Antillaise ne fait pas défaut, la sonorité est bien au delà des décibelles respectables, mais bon, La Martinique, c'est La Martinique !!

samedi 7 février 2009

JOURNEE D'ENFER


Cette journée du 6 février 2009 a été la journée de merde ! Françoise avait rendez vous à la Clinique St Paul pour une intervention chirurgicale cutanée, l'ablation de deux mélanomes malins.
Cette clinique se situe à Cluny à plus de 30 kilomètres des Trois Ilets de l'autre côté de la baie de Fort de France. Comme par malchance, cette journée est la journée de grève générale sur l'île et
bien entendu les routes et accès sont barrés. Il nous était donc impossible de rejoindre la clinique, nous avions la zone de Fort de France à traverser.
Qu'à celà ne tienne, je suggère, malgré les réticences de Françoise (on sait pourquoi) de nous y rendre par la mer. Un jeu simple, on traverse la baie, on mouille à Schoelcher et on se trouve à seulement 3 ou 4 kilomètres de la clinique Une fois làs-bas, je trouverais bien un copain pour nous amener devant la porte de la clinique. Tout était bien règlé, sauf que ce jour là, je ne sais pas pourquoi, il s'est mis à tomber des trombes d'eau. Nous avons fait le voyage, le débarquement au ponton sous la flotte. Mon copain Raymond de la douane est venu nous prendre avec sa voiture au bourg de Schoelcher, nous étions pire que trempé. Il nous a dépoté à la clinique dégoulinant mais à l'heure. Françoise est partie dans le secteur chirurgie ambulatoire à 11 heures et compte tenu qu'elle n'en sortirait pas avant 17 heures, je me suis mis en tête de retourner au bateau. J'ai donc refait les 4 bornes à l'envers à pied cette fois et toujours sous une pluie batante. J'ai mis quarante minutes. De retour à Schoelcher, je n'ai plus eu le courage de remonter au bateau, je me suis réfugié chez mon copain Didier qui tient un bar dans le bourg. J'ai pu me sécher, changer de fringue prêtée par Didier, prendre un vieux rhum réchauffant ; Didier m'a même préparé un sandwich. A trois heures, mon téléphone sonna : c'était Françoise qui était prête à sortir de la clinique. Didier laissa son bar, me pria de sauter dans sa voiture. En un quart d'heure, nous avons fait le tour et récupéré Françoise. A 16 heures tapante, nous levions l'ancre pour retourner aux Trois Ilets, la pluie avait enfin cessée !!
Journée à oublier.

mardi 3 février 2009

LES DENTS DE LA MER


Ceci est arrivé le même jour, mais rassurez vous les pêcheurs de Grand Anse d'Arlet ont fait cette prise dimanche dernier au large pendant que je faisais trempette. Les requins ne s'approche pas trop des côtes et de toute façon, ils ne sont pas agressif pour l'homme en Caraïbe.
Dans le passé j'ai chassé le requin à St Barth, et franchement ils font plus peur que mal.
Ce n'est pas le meilleur met dans la catégorie des habitants des océans , mais j'avoue en avoir mangé pas mal de fois, il suffit de savoir le préparer.
a+